
Chronique municipale
Contrairement à plusieurs personnes que nous voyons quotidiennement à la télévision par les temps qui courent, je ne fais jamais de promesses électorales, car je ne peux pas être certaine à 100% d’y répondre. Mais je me fais un point d’honneur de respecter mes engagements.
Cet engagement-là est plus personnel que public. Voici une tranche de vie : je suis donneuse de sang depuis mes 18 ans en Belgique. Je donnais même mon plasma aux deux semaines. En une dizaine d’années, j’ai au moins donné 150 fois avec l’intention de continuer après mon installation au Québec en 2002. Sauf que les Européens étaient systématiquement refusés à cause de cas de Creutzfeldt-Jakob (maladie de la vache folle), qui se transmet par le sang et qui n’est pas dépistée ici. J’ai argumenté puisque c’est systématiquement testé en Belgique donc qu’on le saurait si j’étais porteuse, qu’il n’y a eu aucun cas en Belgique et qu’en plus, j’étais végétarienne durant toute cette période. J’ai proposé de faire venir mon dossier de Belgique, de me tester une fois pour toutes ici pour obtenir un genre d’accréditation, on me répétait que peut-être les règles changeraient un jour. Je vous avoue que leurs campagnes de promotion quand il manquait de dons pour faire face aux besoins, me fâchaient passablement sachant le nombre de personnes qui étaient refusées pour des raisons plus vraiment valables après autant de temps.
J’ai toujours dit que le jour où les règles changeraient, j’organiserais moi-même une collecte, mais que je continuerais de les critiquer jusque-là. Les restrictions ont enfin été levées donc, je respecte mon engagement et une première collecte de sang sera organisée sous ma présidence le 16 octobre prochain de 13h30 à 19h30 au centre communautaire Richard Gingras. Je sais que les gens de Saint-Élie font toujours preuve de solidarité et savent se mobiliser quand c’est important. Donc je compte sur votre présence pour vous joindre au nombre. Je vous assure, ça ne fait pas plus mal qu’une piqure d’insecte et si ça vous stresse, je serai sur place pour vous donner la main. Êtes-vous prêts à relever ce défi avec moi? Alors, parlez-en autour de vous et amenez du monde avec vous.
Une de mes grandes priorités, et mon plus grand engagement en me présentant comme votre conseillère, était d’obtenir un transport collectif qui répond aux besoins de notre secteur et surtout pour nos jeunes et leurs parents qui portent le contrat de taxi jusqu’au permis et l’endettement d’une voiture.
La logique voudrait que les autres paliers de gouvernement participent à parts égales avec le municipal pour financer le transport en commun. Mais on est très loin du compte du côté du provincial. Donc pour avancer, la seule option que le gouvernement nous a donnée, et l’odieux qui vient avec évidemment, est d’augmenter la taxe d’immatriculation. Il faut dire qu’elle n’avait pas été augmentée depuis de nombreuses années, même pas au niveau de l’inflation. J’ai accepté, car cette mesure venait avec la garantie que le transport à la demande serait enfin implanté.
Il y a quelques mois, le gouvernement a décidé de revenir sur l’entente signée avec la ville en coupant sa contribution à la STS de plus de 8 M$. Nous ne sommes pas les seuls à avoir subi ce genre de coupures rétroactives. Je trouve fascinant de voir ce gouvernement placer des institutions dans une position ingérable avec une telle imprévisibilité et nous demander de lui faire encore confiance pour un autre mandat! La STS a dû procéder à des suppressions de postes et faire plusieurs efforts budgétaires, mais cela ne suffit pas pour boucler 2027. Malgré toutes les démarches politiques et tous nos espoirs nous pensions vraiment qu’en cette période électorale, alors qu’ils prétendent que le transport collectif est une priorité, Mme Fréchette n’est pas revenue sur cette décision.
Si nous avions décidé de ne pas compenser un minimum, les services auraient dû être réduits, ce qui aurait impliqué la perte du transport à la demande pour nos secteurs. Je savais que plusieurs familles, qui ont choisi la STS plutôt que le transport scolaire, allaient se retrouver dans l’embarras. De plus, il aurait fallu plusieurs années avant de voir revenir ce service. Donc j’ai voté pour le maintien des services actuels sans amélioration. Le seul moyen de les financer sans compromettre le budget de 2027 et tous les autres besoins était d’augmenter de 59$ la taxe d’immatriculation. Nous avions l’obligation de prendre cette décision avant le 1er octobre, soit avant les élections et de savoir si le nouveau gouvernement interviendrait positivement. Comme la CAQ, au lieu de simplement remettre ces montants aux villes pour le transport collectif, a choisi une mesure tout à fait électoraliste en diminuant l’immatriculation de 50$ à partir du 1er septembre, c’est donc un effort réel de 9$ pour les propriétaires de véhicules. C’est uniquement pour cette raison que j’ai voté en faveur de cette augmentation, car je sais à quel point cela devient difficile pour tous. Par contre, je garde espoir que le prochain gouvernement prendra des décisions plus intelligentes et que nous pourrons nous aussi revenir en arrière sur cette taxe pour 2028.
Connaissez-vous « À nous la ferme » situé au 3925, chemin Saint-Roch Nord ? Pour enrichir la terre dans ses serres de culture biologique, Étienne veut y ajouter une très grosse couche de feuilles mortes. Pour réussir, il a besoin de vous! Donc quand vous allez ramasser vos feuilles cet automne, nous vous invitons à venir lui porter à la ferme au lieu de les mettre dans le compost ou à la rue la semaine de collecte. Et n’ayez pas peur d’en apporter trop, il en a besoin de beaucoup.
Si vous avez des questions : info@anoulaferme.com